J'aime créer des mots ou inventer de nouvelles définitions. Vous le savez d'ailleurs car pour moi le féminin d'écrivain est Écrevisse. J'emploie aussi les adjectifs michellesque, michellien parce que c'est utile puisque c'est joli comme dirait le Petit Prince.
Alors, voilà quelques exemples tirés de mon dictionnaire imaginatif.
J’emploie souvent l’adjectif michellien…. Alors ma fille a fait une parodie d’un vrai mot du dictionnaire:
MICHELLIEN, IENNE (mikulienos) adj.-2005; de 1. michelle 1. Qui a le sens du spectacle, de l’exagération. Cette histoire est complètement invraisemblable, une vraie épopée michellienne. 2. Qui manifeste une grande éloquence. Son sermon michellien m’a laissé pantois. 3. fig. Qui fait preuve d’une grande sagesse. « Mon fils, tu as fait preuve d’un comportement michellien».
J'ai créé un verbe : Dédrabiser comme dans la phrase : Ces temps-ci il est drabe-drabe ( morose et grognon). Il faut trouver un moyen de le dédrabiser.
Ce qui signifie trouver un moyen de le faire rire, de le réconforter, de le distraire.
L’inversion d’une lettre dans un mot peut tout changer. Ex : S’étoiler et s’étioler!
Ma mère appelle Restriction mentale un mensonge qu’on doit faire pour des raisons vallables. Une expression diplomatique indispensable, je vous assure.
On devrait donner des noms aux heures plutôt que des nombres: Heure-ouf, heure-nuage, heure-lune de miel, heure-bonhomme-sourire, heure clin d’œil,
heure-chocolat, heure-cul de sac, heure-soupir, heure-doudou…
À vous de continuer la liste….
Je surnomme les marguerites des diseuses d’amour parce qu’on les dépétale en disant : Il m’aime un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout……
Quand on avait à se faire des confidences, Mathieu et moi, allions faire du Parking intellectuel. C'est-à-dire aller dans un stationnement tranquille pour jaser en écoutant de la musique!
Mèrasseries : nom toujours féminin pluriel qui signifie des tracasseries que ressentent souvent les mères à cause de leurs enfants….
J’ai regardé un court métrage et il était moche! De la graine de navet quoi!
Perronisme inventé par Claire-France :
J’y allais pas avec le dos de la main morte!
Un perronisme que j’ai inventé sans le faire exprès :
Quand on arrivera à la rivière, on la boira.
Perronismes de Fred Robert :
Ils ont l’air Odin! ( au lieu de Ils ont l’air hautain)
Je l’ai engueulé comme du pot-pourri! (au lieu du poisson pourri!)
Il était tellement stressé qu’il avait l’air d’une tête pas de poule!
Quand la chèvre n’est pas là, les moutons dansent!
Claire-France étudie pour passer son examen de comptable agréé et elle panique. Alors, je lui dis : « Non! On ne parle plus de panique. On invente un nouveau mot plus drôle. J’imagine tout de suite un verbe! Je froufroulle! » Imaginez des froufrous qu’on ajoute encore et encore sur une robe!
Drôle et efficace comme image!
Je me conforme à cette pensée de Jaurès qui dit :« Quand on ne peut changer les choses, on change les mots!» Mais finalement le mot fait une différence pour l’imagination.
jeudi, décembre 02, 2010
mercredi, octobre 13, 2010
Fesse bouc (facebook)
En atelier d’écriture, j’ai eu à écrire un sonnet. C’est une forme poétique aux règles très rigides si on les applique. Ce poème doit être écrit en alexandrin avec une césure au milieu de chaque vers. La forme : ABBA ABBA CCD EDE . Les rimes féminines et masculines doivent s’alterner et être riches de préférence.
C’est un jeu amusant pour moi. J’ai mis quelques heures à l’écrire. J’espère que vous prendrez quelques secondes de plaisir à le lire.
Michelle votre écrevisse- serpent à sonnet!!
Madame la Marquise de Sainte-Écrevisse, comtesse de Cyrano de Bergerac, vous présente ce sonnet.
Fesse bouc
Par la fesse et par le bouc, la formule magique
Qui, d’un mot de passe, nous permet d’entrouvrir
La fenêtre d’accès nous faisant découvrir
Sur le livre à visage, un univers unique.
Afficher son profil sur l’espace publique.
Message et images, modèle à parcourir
Sur la page d’accueil, cherchant à discourir
Au bavard babillard du site fantastique.
Oui-dire et potins, pensées confidentielles,
Que la toile tisse en long fil de nouvelles
Pour joindre quelques liens présents dans un futur.
Ils sont tous désormais amis sans préférence,
Intimes inconnus qu’on inscrit sur le mur
Du miroir aux égos, choyés d’indifférence.
C’est un jeu amusant pour moi. J’ai mis quelques heures à l’écrire. J’espère que vous prendrez quelques secondes de plaisir à le lire.
Michelle votre écrevisse- serpent à sonnet!!
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Fesse bouc
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Du miroir aux égos, choyés d’indifférence.
mercredi, juin 30, 2010
Le goût africain qui fait déborder mon pâté chinois
« Ce n’est pas aussi bon que la cuisine de ma mère qui, elle, savait faire le pâté chinois comme je l’aime! » Cette phrase piquante aux relents lointains de lune de miel aurait pu être lancée ce soir tel le mari à son épouse nouvellement dévouée.
Comme dans les contes, revenons au début de l’histoire vraie parce qu’étant trop farfelue pour être inventée, et commençons par : Il était un souper….
Ce midi, Johnny téléphone et je lui dis que je viens de faire un pâté chinois pour mon beau-frère qui l’attend avec impatience tellement il le trouve bon. J’éveille ainsi la gourmandise curieuse de Johnny qui n’en a jamais mangé. Voulant s’assurer que je lui en apporterais une part, il sort ses miaulements « Tu-sais-que-tu-m’adores-et-que-tu-ne-peux-pas-me-dire-non! ». Oui! Je lui ai apporté du pâté chinois pour souper en sachant très bien ce que je risquais. Parce que Monsieur n’est plus gêné maintenant! Monsieur se prétend un excellent cuisinier! Monsieur est le meilleur! Il le sait puisqu’elles le lui ont toutes répété maintes et maintes fois!!!
Je lui présente le pâté chinois dans un plat en plastique. Il enlève le couvercle et regarde la chose étrange en jugeant que sa part est trop petite! Un vrai germe de MARI en conserve! Ne trouvez-vous pas?
Il fait réchauffer le plat et s’assoie sur son lit pour manger avec une petite cuillère! J’aurais dû me méfier de la petite cuillère qui, inévitablement, comme à l’heure du thé, amène des critiques guindées aux arômes de snobisme culinaire.
La petite cuillère bleue, inquisitrice, vient directement de ma coutellerie! Mais ça il l’ignore! Alors, il goûte une petite bouchée et dit : « C’est très bon! »
En vérité je vous le dis, un « C’est très bon » à la première petite cuillérée venue c’est pas bon du tout! Il est trop rapide. Les papilles gustatives n’ont pas eu le temps de chicoter le cerveau pour déclencher l’inévitable MAIS….. (Sortez vos anti-acides! Il le faut!)
« Mais pourquoi tu n’as pas mis les patates au fond puis ensuite mélanger la viande et le blé d’inde en ajoutant des carottes? »
« Quoi? » Là, il vous vient la même phrase dite et redite et re-redite par Momam dans La Petite Vie : « Steak, blé d’inde, patates. Steak, blé d’inde, patates. Steak….. » Mais Johnny ignore cela, l’Afrique n’ayant pas permis son apprentissage culturel du parfait pâté chinois!
Il goûte encore, le bec fin, le palais réceptif au malin plaisir de croquer dans la critique, les doigts concentrés à tenir la petite cuillère, porteuse de l’indéfinissable : « Il manque quelque chose dans les patates. Tu as mis du lait. C’est ça? Il aurait fallu de la crème! »
« Quoi? De la crème? » Il me vient ici la comptine de ma grand-mère qui disait : « C’que j’aime c’est d’la crème. C’que j’haillis c’est……JOHNNY! » Ma pensée a dû être forte puisqu’il me regarde de son air Jo-connaissant ( Jo comme Johnny, vous l’aurez deviné!) et ajoute : « Ça prend d’la crème 35%! » Rien de moins! Voyons! Ça fait riche!
Par chance, il n’a pas remarqué le goût de la margarine présumant sans doute que je n’aurais quand même pas osé mettre autre chose que du beurre!!!
Il regoûte encore, et, à chaque petite bouchée offerte par la petite cuillère, j’ai droit à une grande lampée de commentaires : « Il n’y a pas assez de blé d’inde, je trouve! Il manque du poivre dans les patates qui sont trop douces! »
Je ris à l’étouffer et à m’étouffer! Que faire d’autre pour digérer l’indigeste critique positive! Il fut un temps où j’aurais pleuré de dépit devant ce goinfre insensible à la cuisine de bonne volonté! Mais, cuisiner pour des enfants immunise mieux que n’importe quel chef, sous chef et étudiant chocolat amer en hôtellerie!
Alors, pour vraiment me payer de sa fine gueule, je dis, crâneuse : « Pas de commentaires sur la viande? » Et voilà que la petite cuillère retrouve sa place dans la bouche de ce Ricardo de papillotes qui dit : « Justement, il y a un petit goût salé! » Enfin une qualité penserez-vous! J’ai failli y penser aussi en lui révélant mon secret culinaire soit une pincée de soupe à l’oignon. Le regard brun crémeux de la comptine se pose sur moi comme si j’avais mis du poison dans la viande. Et, en diplomate de mauvais goût, il ajoute : « Dans nos cours, on a dit que…. » Puis il soupire laissant ainsi planer la phrase comme si j’avais fait une énorme indécence culinaire qu’il ne faut surtout pas ébruiter!
« Comme ça tu n’aimes pas mon pâté chinois! Un autre commentaire sur le dessus peut-être? » « Effectivement! Le sel de céleri devrait être remplacé par du poivre de céleri et j’ajouterais une autre épice… » Je ris encore et, tant qu’à ajouter une grosse cuillérée de masochisme à l’injure machiste, je demande une note. Il me donne 7,5 sur 10 mais avec tant d’aigre-doux qu’il finit par m’avouer que j’ai juste la note de passage et que Lui, il ferait du bon pâté chinois! Il affirme cela en grattant le fond du plat vide avec sa petite cuillère chercheuse de miettes de critiques et de pâté chinois!
Le pire savez-vous c’est quoi? C’est qu’il a raison! Ses commentaires sont justes si l’on veut élever le pâté chinois de Cuisine-à-moman au niveau de la Grande Cuisine Française!!!!
Juste entre nous, qu’est-ce que ça m’aurait donné de lui dire qu’il n’avait pas développé son sens du goût à la québécoise préférant ouvrir ses papilles françaises épicées de critiques de maître queux et saupoudrer le tout de saveurs africaines mixées à la Johnny?
Qu’est-ce que ça m’aurait donné de lui dire que le pâté chinois s’accompagne de Ketchup Heinz et de pain avec du beurre pour harmoniser les saveurs?
Qu’est-ce que ça m’aurait donné de lui dire que ce pâté chinois était le fruit de décennies d’apprentissage et de secrets de ma moman dont les plus importants : l’amour et la tendresse?
Ça m’aurait donné quoi puisqu’il a tout mangé. Il a rechigné mais il a tout mangé!
Et moi, je ne me suis pas faite manger toute crue! J’ai bien failli lui lancer le plat à la figure mais je voulais épargner mon délectable pâté chinois. J’ai eu envi de lui tordre les manières avec sa petite cuillère mais je préférais vous écrire et surtout vous inviter tous à venir déguster le succulent parfait pâté chinois à la Johnny! Je me ferai un délectable plaisir de fournir les petites cuillères!!!
Michelle Parfaite à l’Écrevisse
Comme dans les contes, revenons au début de l’histoire vraie parce qu’étant trop farfelue pour être inventée, et commençons par : Il était un souper….
Ce midi, Johnny téléphone et je lui dis que je viens de faire un pâté chinois pour mon beau-frère qui l’attend avec impatience tellement il le trouve bon. J’éveille ainsi la gourmandise curieuse de Johnny qui n’en a jamais mangé. Voulant s’assurer que je lui en apporterais une part, il sort ses miaulements « Tu-sais-que-tu-m’adores-et-que-tu-ne-peux-pas-me-dire-non! ». Oui! Je lui ai apporté du pâté chinois pour souper en sachant très bien ce que je risquais. Parce que Monsieur n’est plus gêné maintenant! Monsieur se prétend un excellent cuisinier! Monsieur est le meilleur! Il le sait puisqu’elles le lui ont toutes répété maintes et maintes fois!!!
Je lui présente le pâté chinois dans un plat en plastique. Il enlève le couvercle et regarde la chose étrange en jugeant que sa part est trop petite! Un vrai germe de MARI en conserve! Ne trouvez-vous pas?
Il fait réchauffer le plat et s’assoie sur son lit pour manger avec une petite cuillère! J’aurais dû me méfier de la petite cuillère qui, inévitablement, comme à l’heure du thé, amène des critiques guindées aux arômes de snobisme culinaire.
La petite cuillère bleue, inquisitrice, vient directement de ma coutellerie! Mais ça il l’ignore! Alors, il goûte une petite bouchée et dit : « C’est très bon! »
En vérité je vous le dis, un « C’est très bon » à la première petite cuillérée venue c’est pas bon du tout! Il est trop rapide. Les papilles gustatives n’ont pas eu le temps de chicoter le cerveau pour déclencher l’inévitable MAIS….. (Sortez vos anti-acides! Il le faut!)
« Mais pourquoi tu n’as pas mis les patates au fond puis ensuite mélanger la viande et le blé d’inde en ajoutant des carottes? »
« Quoi? » Là, il vous vient la même phrase dite et redite et re-redite par Momam dans La Petite Vie : « Steak, blé d’inde, patates. Steak, blé d’inde, patates. Steak….. » Mais Johnny ignore cela, l’Afrique n’ayant pas permis son apprentissage culturel du parfait pâté chinois!
Il goûte encore, le bec fin, le palais réceptif au malin plaisir de croquer dans la critique, les doigts concentrés à tenir la petite cuillère, porteuse de l’indéfinissable : « Il manque quelque chose dans les patates. Tu as mis du lait. C’est ça? Il aurait fallu de la crème! »
« Quoi? De la crème? » Il me vient ici la comptine de ma grand-mère qui disait : « C’que j’aime c’est d’la crème. C’que j’haillis c’est……JOHNNY! » Ma pensée a dû être forte puisqu’il me regarde de son air Jo-connaissant ( Jo comme Johnny, vous l’aurez deviné!) et ajoute : « Ça prend d’la crème 35%! » Rien de moins! Voyons! Ça fait riche!
Par chance, il n’a pas remarqué le goût de la margarine présumant sans doute que je n’aurais quand même pas osé mettre autre chose que du beurre!!!
Il regoûte encore, et, à chaque petite bouchée offerte par la petite cuillère, j’ai droit à une grande lampée de commentaires : « Il n’y a pas assez de blé d’inde, je trouve! Il manque du poivre dans les patates qui sont trop douces! »
Je ris à l’étouffer et à m’étouffer! Que faire d’autre pour digérer l’indigeste critique positive! Il fut un temps où j’aurais pleuré de dépit devant ce goinfre insensible à la cuisine de bonne volonté! Mais, cuisiner pour des enfants immunise mieux que n’importe quel chef, sous chef et étudiant chocolat amer en hôtellerie!
Alors, pour vraiment me payer de sa fine gueule, je dis, crâneuse : « Pas de commentaires sur la viande? » Et voilà que la petite cuillère retrouve sa place dans la bouche de ce Ricardo de papillotes qui dit : « Justement, il y a un petit goût salé! » Enfin une qualité penserez-vous! J’ai failli y penser aussi en lui révélant mon secret culinaire soit une pincée de soupe à l’oignon. Le regard brun crémeux de la comptine se pose sur moi comme si j’avais mis du poison dans la viande. Et, en diplomate de mauvais goût, il ajoute : « Dans nos cours, on a dit que…. » Puis il soupire laissant ainsi planer la phrase comme si j’avais fait une énorme indécence culinaire qu’il ne faut surtout pas ébruiter!
« Comme ça tu n’aimes pas mon pâté chinois! Un autre commentaire sur le dessus peut-être? » « Effectivement! Le sel de céleri devrait être remplacé par du poivre de céleri et j’ajouterais une autre épice… » Je ris encore et, tant qu’à ajouter une grosse cuillérée de masochisme à l’injure machiste, je demande une note. Il me donne 7,5 sur 10 mais avec tant d’aigre-doux qu’il finit par m’avouer que j’ai juste la note de passage et que Lui, il ferait du bon pâté chinois! Il affirme cela en grattant le fond du plat vide avec sa petite cuillère chercheuse de miettes de critiques et de pâté chinois!
Le pire savez-vous c’est quoi? C’est qu’il a raison! Ses commentaires sont justes si l’on veut élever le pâté chinois de Cuisine-à-moman au niveau de la Grande Cuisine Française!!!!
Juste entre nous, qu’est-ce que ça m’aurait donné de lui dire qu’il n’avait pas développé son sens du goût à la québécoise préférant ouvrir ses papilles françaises épicées de critiques de maître queux et saupoudrer le tout de saveurs africaines mixées à la Johnny?
Qu’est-ce que ça m’aurait donné de lui dire que le pâté chinois s’accompagne de Ketchup Heinz et de pain avec du beurre pour harmoniser les saveurs?
Qu’est-ce que ça m’aurait donné de lui dire que ce pâté chinois était le fruit de décennies d’apprentissage et de secrets de ma moman dont les plus importants : l’amour et la tendresse?
Ça m’aurait donné quoi puisqu’il a tout mangé. Il a rechigné mais il a tout mangé!
Et moi, je ne me suis pas faite manger toute crue! J’ai bien failli lui lancer le plat à la figure mais je voulais épargner mon délectable pâté chinois. J’ai eu envi de lui tordre les manières avec sa petite cuillère mais je préférais vous écrire et surtout vous inviter tous à venir déguster le succulent parfait pâté chinois à la Johnny! Je me ferai un délectable plaisir de fournir les petites cuillères!!!
Michelle Parfaite à l’Écrevisse
mardi, mars 30, 2010
Lettres de Madame la marquise
Considérez-vous comme salués, mes nobles lecteurs.
J’adore écrire dans le style de Cyrano de Bergerac et
dans ce langage fleuri de la cour de France.
Alors, voici quelques missives envoyées aujourd’hui.
La première est la réponse à un de mes partenaires de danse me disant de prendre soin de moi.
La seconde est une lettre d’encouragement pour un de mes élèves en français à qui je demande d’écrire une petite anecdote tous les jours. Il est en train d’étudier du Molière et je me fais un malin plaisir de lui offrir quelques rimes.
Il fut un temps où, avec un ami devenu avocat maintenant, nous conversions en alexandrins!!!
Nous vivions dans l’esprit de l’amour courtois. Bruno a beaucoup influencé mon écriture et je l’en remercie grandement voire même suavement.
Ah! Quel noble chevalier êtes-vous mon sire
Que de vous enquérir avec tant de sollicitude,
de mes tourments bénins, qui pourraient faire sourire!
Ce geste comble de joie mon coeur par trop cerné d'habitude.
Au plaisir de retrouver la béatitude d'être soumise entre vos bras
Étant fort aise de le clamer ici bien fort et aux pas.
La bienséance sied si bien à la danse
Que je peux me permettre d'en tirer jouissance.
Au plaisir de se retrouver dans des lieux seyant à la bonne convenance,
Votre romantique obligée,
Lady Michelle, marquise de Sainte-Écrevisse
Bien à vous, mon noble ami;
mon voeu le plus cher est que je sois votre muse
Afin qu'à votre esprit vienne l'inspiration.
N'ayez crainte, de vos écrits, mon intellect s'amuse
Et se délecte de la qualité de vos distinctions.
Sachez que jamais mon coeur ne refuse
Les épanchements fantasques de votre imagination;
Qu'en aucun cas vos compliments et vos désirs n'abusent.
Que la verve de votre plume puisse chatouiller mes yeux
Soyez bien aise de combler mon âme d'un noble aveu.
Votre toute dévouée,
Lady Michelle Marquise de Sainte-Écrevisse.
J’adore écrire dans le style de Cyrano de Bergerac et
dans ce langage fleuri de la cour de France.
Alors, voici quelques missives envoyées aujourd’hui.
La première est la réponse à un de mes partenaires de danse me disant de prendre soin de moi.
La seconde est une lettre d’encouragement pour un de mes élèves en français à qui je demande d’écrire une petite anecdote tous les jours. Il est en train d’étudier du Molière et je me fais un malin plaisir de lui offrir quelques rimes.
Il fut un temps où, avec un ami devenu avocat maintenant, nous conversions en alexandrins!!!
Nous vivions dans l’esprit de l’amour courtois. Bruno a beaucoup influencé mon écriture et je l’en remercie grandement voire même suavement.
Ah! Quel noble chevalier êtes-vous mon sire
Que de vous enquérir avec tant de sollicitude,
de mes tourments bénins, qui pourraient faire sourire!
Ce geste comble de joie mon coeur par trop cerné d'habitude.
Au plaisir de retrouver la béatitude d'être soumise entre vos bras
Étant fort aise de le clamer ici bien fort et aux pas.
La bienséance sied si bien à la danse
Que je peux me permettre d'en tirer jouissance.
Au plaisir de se retrouver dans des lieux seyant à la bonne convenance,
Votre romantique obligée,
Lady Michelle, marquise de Sainte-Écrevisse
Bien à vous, mon noble ami;
mon voeu le plus cher est que je sois votre muse
Afin qu'à votre esprit vienne l'inspiration.
N'ayez crainte, de vos écrits, mon intellect s'amuse
Et se délecte de la qualité de vos distinctions.
Sachez que jamais mon coeur ne refuse
Les épanchements fantasques de votre imagination;
Qu'en aucun cas vos compliments et vos désirs n'abusent.
Que la verve de votre plume puisse chatouiller mes yeux
Soyez bien aise de combler mon âme d'un noble aveu.
Votre toute dévouée,
Lady Michelle Marquise de Sainte-Écrevisse.
dimanche, mars 28, 2010
Le bassin de Fred
Le bassin de Fred….
Fred, mon gendre, faisait un stage en tant qu’ingénieur civil sur un gros chantier de construction à Montréal.
Durant six mois, le bassin fut le principal sujet de conversation de Fred. Il venait à la maison et je lui demandais de me parler de son travail. Vous connaissez les ingénieurs. Toujours prêts à expliquer en long et en large les principes de plein de choses intéressantes mais le surplus d’explications devient comme trop de crème fouettée. Ça tombe sur le système…
Malgré tout, j’aimais bien entendre Fred commenter sur ce qui était devenu au fil des mois Son bassin. Il était trop petit ou il manquait d’eau ou un tuyau s’était brisé, un filtre devait être remplacé ou il fallait choisir la bonne sorte de sable. Je posais des questions qui devaient être judicieuses puisque Fred me répondait avec enthousiasme.
Ma fille me téléphonait et inévitablement, je demandais comment se portait le bassin de Fred. Chaque jour offrait son lot de rebondissements concernant le fameux bassin. Je ne comprenais pas trop pourquoi c’était si compliqué. Je me disais que ça devait être un bassin vraiment grand et situé dans un milieu difficile pour qu’on en parle encore six mois plus tard.
Et, un jour, le bassin fut terminé. Du moins, le stage de Fred l’était. Il devait présenter un rapport que j’ai eu à corriger. Quelle ne fut pas ma surprise de lire ce compte-rendu et surtout d’observer la photo. On y voyait un grand rectangle contenant de l’eau et une substance visqueuse entouré de conteneurs, de sable, de camions, de planches et de tuyaux.
C’était un bassin de décontamination!!!!
C’est ça le fameux bassin?
Moi, depuis six mois, je pensais que ce projet difficile était celui de l’aménagement d’un bassin pour les poissons dans un environnement précaire!!!!
Le mystère reste entier…. Comment ai-je fait pour poser des questions pertinentes durant tout ce temps sans susciter le moindre doute quant à ma compréhension de la chose…. ?
C’est une énigme de belle-mère…..
Fred, mon gendre, faisait un stage en tant qu’ingénieur civil sur un gros chantier de construction à Montréal.
Durant six mois, le bassin fut le principal sujet de conversation de Fred. Il venait à la maison et je lui demandais de me parler de son travail. Vous connaissez les ingénieurs. Toujours prêts à expliquer en long et en large les principes de plein de choses intéressantes mais le surplus d’explications devient comme trop de crème fouettée. Ça tombe sur le système…
Malgré tout, j’aimais bien entendre Fred commenter sur ce qui était devenu au fil des mois Son bassin. Il était trop petit ou il manquait d’eau ou un tuyau s’était brisé, un filtre devait être remplacé ou il fallait choisir la bonne sorte de sable. Je posais des questions qui devaient être judicieuses puisque Fred me répondait avec enthousiasme.
Ma fille me téléphonait et inévitablement, je demandais comment se portait le bassin de Fred. Chaque jour offrait son lot de rebondissements concernant le fameux bassin. Je ne comprenais pas trop pourquoi c’était si compliqué. Je me disais que ça devait être un bassin vraiment grand et situé dans un milieu difficile pour qu’on en parle encore six mois plus tard.
Et, un jour, le bassin fut terminé. Du moins, le stage de Fred l’était. Il devait présenter un rapport que j’ai eu à corriger. Quelle ne fut pas ma surprise de lire ce compte-rendu et surtout d’observer la photo. On y voyait un grand rectangle contenant de l’eau et une substance visqueuse entouré de conteneurs, de sable, de camions, de planches et de tuyaux.
C’était un bassin de décontamination!!!!
C’est ça le fameux bassin?
Moi, depuis six mois, je pensais que ce projet difficile était celui de l’aménagement d’un bassin pour les poissons dans un environnement précaire!!!!
Le mystère reste entier…. Comment ai-je fait pour poser des questions pertinentes durant tout ce temps sans susciter le moindre doute quant à ma compréhension de la chose…. ?
C’est une énigme de belle-mère…..
vendredi, mars 26, 2010
Essence ordinaire
Très tôt, un dimanche matin, je m’en vais à une station-service. Un pompiste dans la vingtaine s’approche. « Bonjour! 20$ d’Ordinaire s’il vous plaît !»
C’est le lendemain de la St-Valentin. La nuit semble avoir été courte et décevante pour ce jeune homme qui termine le rituel du rangement de pompe à essence. Compatissante, je lui donne l’argent, un pourboire et j’ajoute : « Voici une pensée-bonbon de St-Valentin.» Il sursaute, me remercie en souriant. Nous nous souhaitons une belle journée qui augure bien.
Quelques mois plus tard, très tôt, un dimanche matin, je retourne à la station-service. Je souris au jeune pompiste. J’aurais pu me contenter de lui demander 20$ d’Ordinaire mais pourquoi ne pas ajouter quelques mots printaniers? Je me penche et lui demande s’il a pensé à la fête des mères! Il aurait pu m’envoyer promener sur le trottoir du mêle-toi-de-tes-affaires mais il me répond : « Je lui ai acheté des fleurs et nous avons fêté vendredi soir pour souper.» Il sourit fièrement à ce souvenir heureux qu’il partage avec moi.
Je lui donne l’argent et un pourboire en lui souhaitant une excellente journée. Juste avant que je parte, timidement, il me dit : « Je vous reconnais. C’est vous qui m’avez offert une pensée! Merci beaucoup!» C’est à mon tour d’être étonnée. Je ne l’avais pas reconnu et il se souvient de moi. On se sourit. La journée commence bien.
Très tôt, dimanche dernier, je retourne à la station-service. Le pompiste a le visage avenant quoiqu’endormi. Il fait si beau! Pourquoi laisser le 20$ d’Ordinaire couler dans le réservoir sans placoter? Alors, niaiseusement, je dis : « Avez-vous commencé l’école?» Je me fais penser à la matante tannante qui pose toujours cette question stupide en septembre. Il me dit oui et j’enchaîne toute fière : « Moi aussi j’ai commencé l’école!» «Vous faites votre Secondaire V?» Je ricane intérieurement à cette giclée de fontaine de Jouvence! Mon secondaire est si loin déjà. « Non! Je suis des cours d’écriture. Et j’ai même des devoirs!» Je prononce le mot devoir avec la fierté d’une fillette de première année. « Je suis en train d’écrire un livre. On ne sait jamais, vous pouvez vous retrouver dedans!» J’ajoute dans un déclic de mémoire : « N’est-ce pas à vous que j’ai offert une pensée-bonbon? » Il opine de la tête. «Alors, c’est certain! Vous allez faire partie de mon prochain devoir. Est-ce que vous serez là dimanche prochain?»
Il n’y aurait pas matière à en faire toute une histoire mais j’avais une nouvelle à écrire comme devoir et elle finit ainsi :
Très tôt, les dimanches matins dans une station-service, deux inconnus font le plein de gentillesse à l’essence de la vie ordinaire.
C’est le lendemain de la St-Valentin. La nuit semble avoir été courte et décevante pour ce jeune homme qui termine le rituel du rangement de pompe à essence. Compatissante, je lui donne l’argent, un pourboire et j’ajoute : « Voici une pensée-bonbon de St-Valentin.» Il sursaute, me remercie en souriant. Nous nous souhaitons une belle journée qui augure bien.
Quelques mois plus tard, très tôt, un dimanche matin, je retourne à la station-service. Je souris au jeune pompiste. J’aurais pu me contenter de lui demander 20$ d’Ordinaire mais pourquoi ne pas ajouter quelques mots printaniers? Je me penche et lui demande s’il a pensé à la fête des mères! Il aurait pu m’envoyer promener sur le trottoir du mêle-toi-de-tes-affaires mais il me répond : « Je lui ai acheté des fleurs et nous avons fêté vendredi soir pour souper.» Il sourit fièrement à ce souvenir heureux qu’il partage avec moi.
Je lui donne l’argent et un pourboire en lui souhaitant une excellente journée. Juste avant que je parte, timidement, il me dit : « Je vous reconnais. C’est vous qui m’avez offert une pensée! Merci beaucoup!» C’est à mon tour d’être étonnée. Je ne l’avais pas reconnu et il se souvient de moi. On se sourit. La journée commence bien.
Très tôt, dimanche dernier, je retourne à la station-service. Le pompiste a le visage avenant quoiqu’endormi. Il fait si beau! Pourquoi laisser le 20$ d’Ordinaire couler dans le réservoir sans placoter? Alors, niaiseusement, je dis : « Avez-vous commencé l’école?» Je me fais penser à la matante tannante qui pose toujours cette question stupide en septembre. Il me dit oui et j’enchaîne toute fière : « Moi aussi j’ai commencé l’école!» «Vous faites votre Secondaire V?» Je ricane intérieurement à cette giclée de fontaine de Jouvence! Mon secondaire est si loin déjà. « Non! Je suis des cours d’écriture. Et j’ai même des devoirs!» Je prononce le mot devoir avec la fierté d’une fillette de première année. « Je suis en train d’écrire un livre. On ne sait jamais, vous pouvez vous retrouver dedans!» J’ajoute dans un déclic de mémoire : « N’est-ce pas à vous que j’ai offert une pensée-bonbon? » Il opine de la tête. «Alors, c’est certain! Vous allez faire partie de mon prochain devoir. Est-ce que vous serez là dimanche prochain?»
Il n’y aurait pas matière à en faire toute une histoire mais j’avais une nouvelle à écrire comme devoir et elle finit ainsi :
Très tôt, les dimanches matins dans une station-service, deux inconnus font le plein de gentillesse à l’essence de la vie ordinaire.
jeudi, mars 25, 2010
Le trèfle du coeur
Bonjour à vous, mes lecteurs assidus;
je vous offre cette anecdote parce que le mois de novembre a besoin de la lumière du coeur....
*** *** ***
J'avais 16 ans quand j'ai trouvé mon premier trèfle à quatre feuilles lors d'une promenade en forêt. Mais c'était une feuille de trèfle d'une fleur mauve et non ces petits trèfles de gazon. Alors, devant l'indifférence de mon entourage, je me suis demandé si c'était vraiment ce porte-bonheur si rare et convoité. Je n'ai pas conservé ce trèfle qui représentait cette interrogation: " Ai-je vraiment trouvé un vrai trèfle à 4 feuilles ou n'est-ce qu'un simulacre?" Un mystère qui fut résolu lorsque j'ai rencontré mon second mari. Lors de notre premier rendez-vous, nous étions assis sur un banc et il me dit:" J'ai le don de trouver des trèfles à quatre feuilles." Il se penche, en cueille un et me l'offre!
C'est ainsi qu'a commencé notre cueillette de trèfles à quatre feuilles. Mes enfants se prenaient au jeu. Ils partaient avec Serge dans le parc au bout de la rue à la recherche des trèfles en question. Claire-France n'en trouvant pas, Serge l'encourageait en disant: " Il faut que je les appelle!" Et il criait:" Sortez les trèfles à 4 feuilles, on est là!" Il en repérait un et amenait Claire-France à le trouver. Olivier, lui, avait beau les voir, les cueillir, il s'acharnait à dire que ça ne se pouvait pas. Ah! la logique d'une tête de mule incrédule même devant l'évidence!
En compagnie de Serge, j'ai trouvé aussi des trèfles de cinq, six et même sept feuilles! J'en ai souvent offert en cadeau parce qu'ils symbolisent que l'impossible est possible si l'on sait chercher et voir!
Serge a été pour moi un porte-bonheur mais, comme la chanson de Félix, il s'en est allé...
Le lundi 12 avril 1999, il y eut vraiment une occasion spécialement mémorable.
Ce soir-là, Claire-France, seize ans et son amie Isabelle vont faire un tour au club-vidéo. Elles entrent dans le commerce et surprennent le commis au téléphone. Il pleure. Les filles sont très mal à l'aise surtout qu'elles viennent réserver des films pour le jeudi suivant et interrompent de ce fait cette conversation émouvante. Embarrassé, le commis leur dit: " Je m'excuse mais c'est difficile. Ma blonde vient de rompre avec moi au téléphone et ça faisait 2 ans qu'on sortait ensembles." Claire-France et Isabelle n'ont pas su quoi dire ou faire. Elles étaient gênées de se retrouver devant cet amoureux éploré. Arrivée à la maison, ma fille me raconte sa mésaventure.
Profitant du fait qu'elle jase au téléphone, je m'habille, prends un trèfle à quatre feuilles de ma collection et je me rends au club-vidéo. C'est plus fort que moi. Il fait froid et gris. Un temps d'hiver au printemps. Un temps à ne pas avoir le coeur en peine. J'entre dans l'établissement et le commis converse avec deux de ses amis. Je me promène dans les allées, regarde les films en attendant d'être la seule cliente. Alors, je me présente au comptoir et je demande au commis si ma fille a bien réservé les films pour jeudi. C'est le seul prétexte que j'ai trouvé pour m'assurer que je m'adresse à la bonne personne. Constatant que c'est bien l'amoureux en question, je lui donne mon trèfle à quatre feuilles et lui dis: " C'est pour vous remonter le moral. Je l'ai cueilli moi-même. Il est la preuve qu'il n'y a rien d'impossible." Son regard va de surprise en surprise. Il est saisi même. Il prend le trèfle et je me dirige vers la sortie. J'ouvre la porte, et j'ajoute en souriant: " Ayez confiance. Bonne chance!"
Je sors, tremblante d'avoir oser poser cette action et aussi tremblante de fatigue, car je souffre de fatigue chronique et ce geste a exigé beaucoup d'énergie. Je me fais penser à un ange, messager de Dieu. Je me sens solidaire de sa peine, des larmes d'un jeune inconnu. Solidaire par mon vécu personnel mais aussi porteuse d'un message d'espérance.
Je me dis que cet homme va raconter l'histoire du trèfle et il y aura au moins cette belle anecdote pour mettre un baume sur sa peine de coeur. J'arrive à la maison et je raconte à ma fille ce que j'ai fait. Elle est surprise et en même temps habituée " aux excentricités de sa mère" comme elle dit souvent mais pas tout à fait convaincue de la pertinence de mes actions!
Jeudi 15 avril.
Claire-France et Isabelle vont chercher les films qu'elles avaient réservés lundi dernier. Le même commis est là. Il leur demande: " Laquelle de vous deux est la fille de celle qui m'a apporté un trèfle?" Claire-France fait un signe de tête. Alors, il dit:" Grâce à ta mère, j'ai changé d'humeur à partir de ce soir-là. Pour vous remercier, c'est moi qui assume le coût des films!" Ce fut la surprise pour les filles qui reviennent dans l'auto où je les attendais en s'exclamant: " Tu n'en reviendras pas....!" C'est l'effet du trèfle tel l'effet-papillon qui agit démontrant aux filles qu'un beau geste porte ses fruits. Merci les anges de m'inspirer des actions justes et réussies.
Samedi 17 avril:
Claire-France est allée reporter les films au club-vidéo. C'est le boss qui est là. Elle donne son nom pour qu'on retrouve le numéro de la carte et il dit:" Ah! c'est ta mère qui est venu voir Daniel. C'est vraiment très gentil de sa part. Ça l'a beaucoup aidé." Dire que ce boss, à chaque fois qu'il me voit avec mon grand sourire, se sent gêné et m'évite s'il le peut! Ça va être drôle quand il va faire le rapprochement!
Quelques semaines plus tard, je mange au resto et, par la fenêtre, je vois une gang de jeunes et parmi eux, Daniel. Je ne l'aurais pas reconnu s'il ne s'était pas arrêté devant la vitrine mimant des ailes d'ange en me souriant!
Voilà une des nombreuses histoires qui colorent ma vie. Ma fille a été témoin de plusieurs. Heureusement, elle accepte mes manières d'être et je vous assure que ce n'est pas toujours évident.
La vie est belle quand on ose la rendre belle...:) Et si vous osiez, vous aussi?
Michellange
je vous offre cette anecdote parce que le mois de novembre a besoin de la lumière du coeur....
*** *** ***
J'avais 16 ans quand j'ai trouvé mon premier trèfle à quatre feuilles lors d'une promenade en forêt. Mais c'était une feuille de trèfle d'une fleur mauve et non ces petits trèfles de gazon. Alors, devant l'indifférence de mon entourage, je me suis demandé si c'était vraiment ce porte-bonheur si rare et convoité. Je n'ai pas conservé ce trèfle qui représentait cette interrogation: " Ai-je vraiment trouvé un vrai trèfle à 4 feuilles ou n'est-ce qu'un simulacre?" Un mystère qui fut résolu lorsque j'ai rencontré mon second mari. Lors de notre premier rendez-vous, nous étions assis sur un banc et il me dit:" J'ai le don de trouver des trèfles à quatre feuilles." Il se penche, en cueille un et me l'offre!
C'est ainsi qu'a commencé notre cueillette de trèfles à quatre feuilles. Mes enfants se prenaient au jeu. Ils partaient avec Serge dans le parc au bout de la rue à la recherche des trèfles en question. Claire-France n'en trouvant pas, Serge l'encourageait en disant: " Il faut que je les appelle!" Et il criait:" Sortez les trèfles à 4 feuilles, on est là!" Il en repérait un et amenait Claire-France à le trouver. Olivier, lui, avait beau les voir, les cueillir, il s'acharnait à dire que ça ne se pouvait pas. Ah! la logique d'une tête de mule incrédule même devant l'évidence!
En compagnie de Serge, j'ai trouvé aussi des trèfles de cinq, six et même sept feuilles! J'en ai souvent offert en cadeau parce qu'ils symbolisent que l'impossible est possible si l'on sait chercher et voir!
Serge a été pour moi un porte-bonheur mais, comme la chanson de Félix, il s'en est allé...
Le lundi 12 avril 1999, il y eut vraiment une occasion spécialement mémorable.
Ce soir-là, Claire-France, seize ans et son amie Isabelle vont faire un tour au club-vidéo. Elles entrent dans le commerce et surprennent le commis au téléphone. Il pleure. Les filles sont très mal à l'aise surtout qu'elles viennent réserver des films pour le jeudi suivant et interrompent de ce fait cette conversation émouvante. Embarrassé, le commis leur dit: " Je m'excuse mais c'est difficile. Ma blonde vient de rompre avec moi au téléphone et ça faisait 2 ans qu'on sortait ensembles." Claire-France et Isabelle n'ont pas su quoi dire ou faire. Elles étaient gênées de se retrouver devant cet amoureux éploré. Arrivée à la maison, ma fille me raconte sa mésaventure.
Profitant du fait qu'elle jase au téléphone, je m'habille, prends un trèfle à quatre feuilles de ma collection et je me rends au club-vidéo. C'est plus fort que moi. Il fait froid et gris. Un temps d'hiver au printemps. Un temps à ne pas avoir le coeur en peine. J'entre dans l'établissement et le commis converse avec deux de ses amis. Je me promène dans les allées, regarde les films en attendant d'être la seule cliente. Alors, je me présente au comptoir et je demande au commis si ma fille a bien réservé les films pour jeudi. C'est le seul prétexte que j'ai trouvé pour m'assurer que je m'adresse à la bonne personne. Constatant que c'est bien l'amoureux en question, je lui donne mon trèfle à quatre feuilles et lui dis: " C'est pour vous remonter le moral. Je l'ai cueilli moi-même. Il est la preuve qu'il n'y a rien d'impossible." Son regard va de surprise en surprise. Il est saisi même. Il prend le trèfle et je me dirige vers la sortie. J'ouvre la porte, et j'ajoute en souriant: " Ayez confiance. Bonne chance!"
Je sors, tremblante d'avoir oser poser cette action et aussi tremblante de fatigue, car je souffre de fatigue chronique et ce geste a exigé beaucoup d'énergie. Je me fais penser à un ange, messager de Dieu. Je me sens solidaire de sa peine, des larmes d'un jeune inconnu. Solidaire par mon vécu personnel mais aussi porteuse d'un message d'espérance.
Je me dis que cet homme va raconter l'histoire du trèfle et il y aura au moins cette belle anecdote pour mettre un baume sur sa peine de coeur. J'arrive à la maison et je raconte à ma fille ce que j'ai fait. Elle est surprise et en même temps habituée " aux excentricités de sa mère" comme elle dit souvent mais pas tout à fait convaincue de la pertinence de mes actions!
Jeudi 15 avril.
Claire-France et Isabelle vont chercher les films qu'elles avaient réservés lundi dernier. Le même commis est là. Il leur demande: " Laquelle de vous deux est la fille de celle qui m'a apporté un trèfle?" Claire-France fait un signe de tête. Alors, il dit:" Grâce à ta mère, j'ai changé d'humeur à partir de ce soir-là. Pour vous remercier, c'est moi qui assume le coût des films!" Ce fut la surprise pour les filles qui reviennent dans l'auto où je les attendais en s'exclamant: " Tu n'en reviendras pas....!" C'est l'effet du trèfle tel l'effet-papillon qui agit démontrant aux filles qu'un beau geste porte ses fruits. Merci les anges de m'inspirer des actions justes et réussies.
Samedi 17 avril:
Claire-France est allée reporter les films au club-vidéo. C'est le boss qui est là. Elle donne son nom pour qu'on retrouve le numéro de la carte et il dit:" Ah! c'est ta mère qui est venu voir Daniel. C'est vraiment très gentil de sa part. Ça l'a beaucoup aidé." Dire que ce boss, à chaque fois qu'il me voit avec mon grand sourire, se sent gêné et m'évite s'il le peut! Ça va être drôle quand il va faire le rapprochement!
Quelques semaines plus tard, je mange au resto et, par la fenêtre, je vois une gang de jeunes et parmi eux, Daniel. Je ne l'aurais pas reconnu s'il ne s'était pas arrêté devant la vitrine mimant des ailes d'ange en me souriant!
Voilà une des nombreuses histoires qui colorent ma vie. Ma fille a été témoin de plusieurs. Heureusement, elle accepte mes manières d'être et je vous assure que ce n'est pas toujours évident.
La vie est belle quand on ose la rendre belle...:) Et si vous osiez, vous aussi?
Michellange
Pantoufle de l'âme
Bonsoir;
un vendredi d’octobre, j’ai eu mon premier atelier d’écriture. On nous a demandé d'écrire en 15 minutes une courte histoire. Nous devions choisir 4 mots parmi une quinzaine sur la liste.
Voici ce qui m'a valu des applaudissements enthousiastes....
Les 4 mots que j'ai choisis sont pierre, pantoufle, sourire, prier.
Comme j'aurais aimé être souple, rose, jolie et tendre.
Comme j'aurais aimé être à ses pieds comme un baume.
Mais j'avais beau prier, demander, gémir,
je n'y arrivais pas. Je n'y arrive toujours pas.
Je suis la petite sur qui l'on pile en criant "outch" en boitant. Je suis la petite pierre de l'allée, alors que j'aurais aimé être la belle de nuit, la pantoufle de contes de fées.
Je priai encore et encore inlassablement.
Et, un soir, une mule rose me frôle, s'arrête sans bruit. Une main s'approche et me cueille tendrement comme si j'étais la plus belle au monde, la plus précieuse. Depuis ce temps, je suis devenue porte-bonheur plutôt que porte-pied.
Je souris. Ma prière est exaucée. Je suis encore une pierre mais l'on me surnomme pantoufle de l'âme.
Alors, si en ce premier jour d'automne, vous vous promenez, si une petite pierre attire votre attention, cueillez-la. Vous aurez aussi une pantoufle de l'âme, celle qui pourrait faire de votre vie un beau conte de fées...
Michellange
un vendredi d’octobre, j’ai eu mon premier atelier d’écriture. On nous a demandé d'écrire en 15 minutes une courte histoire. Nous devions choisir 4 mots parmi une quinzaine sur la liste.
Voici ce qui m'a valu des applaudissements enthousiastes....
Les 4 mots que j'ai choisis sont pierre, pantoufle, sourire, prier.
Comme j'aurais aimé être souple, rose, jolie et tendre.
Comme j'aurais aimé être à ses pieds comme un baume.
Mais j'avais beau prier, demander, gémir,
je n'y arrivais pas. Je n'y arrive toujours pas.
Je suis la petite sur qui l'on pile en criant "outch" en boitant. Je suis la petite pierre de l'allée, alors que j'aurais aimé être la belle de nuit, la pantoufle de contes de fées.
Je priai encore et encore inlassablement.
Et, un soir, une mule rose me frôle, s'arrête sans bruit. Une main s'approche et me cueille tendrement comme si j'étais la plus belle au monde, la plus précieuse. Depuis ce temps, je suis devenue porte-bonheur plutôt que porte-pied.
Je souris. Ma prière est exaucée. Je suis encore une pierre mais l'on me surnomme pantoufle de l'âme.
Alors, si en ce premier jour d'automne, vous vous promenez, si une petite pierre attire votre attention, cueillez-la. Vous aurez aussi une pantoufle de l'âme, celle qui pourrait faire de votre vie un beau conte de fées...
Michellange
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